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The Mariners Library

Des livres qui faisaient rêver et naviguer

En 1948, l’éditeur anglais Rupert Hart-Davis lance une collection de récits de mer intitulée «The Mariners Library». Son objectif : rééditer avec soin des textes célèbres pour les rendre accessibles à un large public. Minutieusement imprimés au format in-octavo (presque la taille d’un A5), les livres, reliés, sont enrichis de cartes et de photos. «The Mariners Library» inspirera, quelques années plus tard, les créateurs de la collection «Mer» chez Arthaud, mais contrairement à cette dernière, les couvertures sont souvent dessinées. Les plus évocatrices étant signées Winston Megoran, un illustrateur maritime virtuose, qui créera les jaquettes de 19 des 47 ouvrages publiés jusqu’au début des années 1960. Voici une sélection de douze d’entre elles.
  • Publié le : 15/01/2015 - 11:00
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rough passage

Rough Passage

En mai 1934, le capitaine de frégate Graham, 46 ans, quitte Falmouth, en solitaire à bord d’Emanuel, cotre aurique de 9 mètres qu’il avait déjà mené aux îles Féroé ! Il traverse l’Atlantique Nord vers Terre Neuve où il côtoie des icebergs, puis remonte le long du Labrador jusqu’à Hamilton Inlet. Au retour, en route dans le Gulf Stream, Graham est pris dans une tempête qui réduit ses voiles en lambeaux, mais il finit par atteindre les Bermudes. © W.M Winston Megoram

on sailing the sea

On sailing the sea

Hilaire Belloc (1870-1953) était un homme robuste, fort en gueule, catholique fervent, pamphlétaire antiévolutionniste, député libéral et écrivain (essais politiques et poésies religieuses). Doté de la double-nationalité franco-anglaise, il adorait la marche à pied et la voile. Propriétaire d’un ancien cotre pilote, le Jersey, il a navigué plusieurs années autour des îles anglaises. Ce livre est le recueil de ses écrits sur la mer et le monde maritime. © W.M Winston Megoram

1 700 miles in open boat

1 700 miles in open boat

A 36 ans, Cecil Foster capitaine du vapeur Trevessa va connaître son troisième naufrage. Il avait été coulé à deux reprises par un U-boat pendant la première guerre mondiale. Le 4 juin 1923, parti de Fremantle, le Trevessa est pris dans une tempête et coule à pic. Les survivants, entassés sur deux canots de sauvetage, vont réussir à parcourir 1700 milles à la voile dans l’océan Indien, vers l’île Rodrigues. Sur les 44 marins, 33 seront sauvés. © W.M Winston Megoram

the «mary celeste» and other strange tales of the sea

The «Mary Celeste» and other strange tales of the sea

Le 5 décembre 1872, le brick américain Mary Celeste, chargé de 1700 tonneaux d’alcool, est retrouvé toutes voiles dehors, à la dérive au large du Portugual. Les marins du Dei Gratia qui montent à bord trouvent le bateau en parfait état de marche, mais déserté de tous ses hommes. Le Mary Celeste reprit sa carrière de navire de charge jusqu’en 1884, date de son échouement sur un récif au large d’Haïti, mais le mystère ne sera jamais éclairci. © W.M Winston Megoram

a mainsail haul

A mainsail haul

A l’âge de 13 ans, John Masefield, alors orphelin, est envoyé à bord du HMS Conway, navire école anglais. Il y apprend la vie de marin tout en se passionnant pour la lecture et l’écriture. A 17 ans, le voilà matelot sur un trois mâts. Un an plus tard, il abandonne la mer pour l’écriture et la poésie. « A mainsail haul », paru en 1905, rassemble 18 nouvelles maritimes. Masefield, qui a connu succès et honneurs, est mort en 1967. © W.M Winston Megoram

the fight of the firecrest

The fight of the Firecrest

Alain Gerbault a d’abord écrit « Seul à travers l’Atlantique » en anglais, pour la presse, au terme d’une navigation de 101 jours de Gibraltar à New-York, en 1923. Aviateur célébré pour ses exploits durant première guerre mondiale, champion de tennis et de bridge, Gerbault a acheté Firecrest en 1921 à Southampton. Cette transat d’apprentissage lui a apporté des honneurs et surtout assez de savoir marin pour cingler vers les îles du Pacifique. © W.M Winston Megoram

the riddle of the sands

The riddle of the sands

Ce roman paru en 1903 est le récit de la croisière de deux anglais dans les îles de la Frise, découvrant un plan d’invasion de l’Angleterre. Au suspense de la poursuite, se mêle la description précise et haletante de la navigation à la voile dans ces parages dangereux. L’auteur, Erskine Childers, un anglais soutenant la lutte des irlandais pour leur indépendance, a été fusillé en 1922. Son fils sera le quatrième président de la république d’Irlande. © W.M Winston Megoram

in quest of the sun

In quest of the sun

« In quest of the sun» rassemble les deux textes parus en France chez Grasset, « A la poursuite du soleil » et « Sur la route du retour ». Traduits en anglais par Alain Gerbault lui-même, ce livre est le récit du périple du Firecrest autour du monde, de New-York au Havre, par les îles du Pacifique et l’océan Indien, entre 1924 et 1929. Le navigateur retournera en Polynésie avec un autre voilier et s’efforcera de sauvegarder la culture locale. © W.M Winston Megoram

sopranino

Sopranino

C’est sur un croiseur à clins de 5,30 mètres à la flottaison que Patrick Ellam et Colin Mudie sont partis de Falmouth en 1951, filant directement sur la Corogne, avant de descendre vers les Canaries. Le confort à bord se limitait à cette formule «Soupe chaude, couchette sèche et bon bouquin.» Après avoir traversé l’Atlantique, ils ont atteint New-York. Leur voyage (10 000 milles de bonne humeur) a inspiré bien des jeunes et leur bateau est aujourd’hui au Cowes Maritime Museum. © W.M Winston Megoram

sail ho

Sail Ho !

Ce volume est le seul des trois tomes de l’autobiographie de James Gordon Partridge Bisset (1883- 1957) qui ait été repris dans The Mariners Library. Ce capitaine de la marine marchande anglaise a embarqué à 15 ans comme novice sur un trois-mâts barque. En alternant embarquement et cours de navigation il est devenu second-capitaine. Ce livre est un témoignage vivant et juste de la vie à bord des grands voiliers. © W.M Winston Megoram

solitary journey

Solitary journey

«Dessiné en 1949 par Stanley et Colin Smith, Nova Espero – 4,70 mètres à la flottaison – est un petit croiseur océanique…» Charles Violet était sans doute optimiste – et il avait raison ! Après une transatlantique à bord de ce micro-yawl, avec un équipier, il entreprend, en 1953, de traverser la France en solo par les voies navigables, puis navigue en Méditerranée jusqu’en Sicile. Unique viatique, 60 £, quelques cartes, le goût de la liberté et une bonne étoile… © W.M Winston Megoram

the ship would not travel due west

The Ship Would Not Travel Due West

C’est à bord de Cardinal Vertue, que David Lewis a pris part à la toute première OSTAR - transatlantique en solo - en 1960. Après son arrivée à New-York, il ramène le bateau seul de Terre-Neuve aux Shetlands, dans une succession de coups de vent. Ce qui donne la mesure du bonhomme, dont le récit et l’humour forcent le respect. Douze ans plus tard, son épopée à bord d’Ice Bird (2500 milles sous gréement de fortune dans les soixantièmes), marquera les esprits… © W.M Winston Megoram

des bateaux et des rêves

Des bateaux et des rêves

Né en 1913 dans le port de Newcastle-Upon-Tyne (Angleterre), Winston Megoran a fait des études de comptable avant, à 22 ans, de se consacrer au dessin maritime. Commençant par illustrer des récits de croisière dans Yachting Monthly, ce graphiste discret a passé sa vie à dessiner des bateaux, alliant précision, sens du mouvement et grâce artistique. Il a travaillé pour de nombreux éditeurs anglais et a aussi dessiné des décors de film. Il est mort en 1971, à 57 ans. © W.M Winston Megoram

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